Mardi fin d'après-midi, direction l'UGC Ciné Cité Bercy pour aller voir
L'homme de chevet :
Carthagène, Colombie. Léo, ancien champion de boxe, s'autodétruit dans l'alcool. Son ami Jaïro l'envoie travailler au service de Muriel, jeune femme tétraplégique. Peu à peu, une histoire d'amour passionnée se noue entre eux...Couple de cinéma (et depuis quelques temps, couple à la ville), les voir tous deux,
Sophie Marceau et
Christophe Lambert, dans ce drame avait de quoi attiser la curiosité.
L'Homme de chevet est une belle histoire, bien construite, romantique, touchante, dramatique et émouvante surtout vers la fin !! Le réalisateur filme son hymne à l'amour sans jamais sombrer dans la facilité du pathétique malgré le grave sujet qu'il met en scène.,
Fabuleux décor, les belles images de la région de Cartagène sont des atouts incontestables. On entre dans cette histoire et on vit, on attend, on espère, on se réjouit avec eux, tout simplement. Un petit bonus pour les scènes en extérieur (le jeu des senteurs de Léo, la scène de fin sur la plage) où l'on peut ressentir la douceur oxygénante sur le visage de Sophie Marceau et découvrir les contrastes et les couleurs de la Colombie.
Un très beau rôle pour
Sophie Marceau qui, empêchée de s'exprimer à travers la gestuelle du corps, donne tout dans le regard et les expressions faciales.
Sophie Marceau plus magistrale que jamais campe un de ses rôles les plus durs, et joue à la perfection son personnage de femme brisée paralysée dans sa souffrance. Quelle actrice ! C' est la plus douée de a génération, pouvant passer de la comédie joyeuse ( style "Lol" ou "de l' autre coté du lit" ) au film dramatique comme celui ci ,ou comme " Ne te retournes pas ". Elle est un talent rare, et de plus si belle à l' écran!
Christophe Lambert renaît et ce rôle de vieux singe fatigué est le le plus touchant de sa carrière, cela faisait longtemps qu'on ne l'avait pas vu aussi convaincant et encore moins danss un role fort.
Au total, un film émouvant auquel il ne manque qu'un souffle supplémentaire et un rythme plus alerte. Seul le scénario aurait mérité plus de consistance avec des personnages plus fouillés dans les seconds rôles et une écriture plus travaillée.